Vitrakvi: Un nouveau traitement prometteur contre le cancer.

Il s’agissait d’une chance inespérée pour la famille du petit Ashton. Diagnostiqué d’un cancer de la thyroïde stade 4 à l’âge de 5 ans, cet enfant de nationalité canadienne qui ne répondait plus à son traitement serait en bonne alternative de guérison grâce à un médicament qui vient tout juste d’être approuvé par la Food and Drugs Administration aux Etats-Unis.

Face au cancer, la recherche avance. Aux États-Unis, un tout nouveau traitement, le Vitrakvi, vient d’être approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) pour sa mise sur le marché. Sa molécule, la larotrectinib, vise les cancers provoqués par des mutations génétiques, soit 5 à 10% des cancers. Les essais qui ont été menés se révèlent très prometteurs.

Le petit Ashton de 9 ans atteint d’un cancer de la thyroïde est l’un des premiers à avoir pu en bénéficier, rapporte ABC News. Alors que plus aucun traitement ne parvenait à venir à bout de sa maladie, ce nouveau traitement a changé la donne.

Diagnostiqué à seulement cinq ans, le petit garçon a développé une résistance à son traitement. « Petit à petit, nous avons remarqué que sa respiration avait changé et qu’il avait perdu un peu de poids. Nous sommes donc retournés voir son médecin, qui lui a fait une nouvelle radio de la poitrine. Elle a révélé que le cancer s’était propagé dans ses poumons », selon sa mère. Ni les opérations ni les traitements ne résolvent le problème. Ses chances de survie sont très faibles. C’est finalement un coup de téléphone qui va bouleverser notre vie. Un laboratoire propose au petit garçon de tester un tout nouveau médicament. Celui-ci cible une mutation génétique trouvée dans certains types de cancer.

La famille qui réside à Alberta (Canada), se rend donc à l’hôpital pour enfants de Seattle, aux Etats-Unis, pour qu’Ashton puisse bénéficier de cette dernière chance. Et les résultats se sont rapidement fait ressentir, la santé du petit garçon s’améliorant de jour en jour. « La chimiothérapie classique vise le mécanisme des cellules qui leur permet de se diviser et le Larotrectinib cible en fait spécifiquement le changement qui s’opère dans l’ADN des cellules de la tumeur pour certains cancers », explique Katie Albert, l’une des docteures de l’hôpital. « Cela devrait donc seulement affecter les cellules cancéreuses et non les cellules saines ». Selon elle, le médicament fonctionne presque à tous les coups chez les patients qui présentent des mutations.

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